La Mission Locale de Paris en grève

Vendredi 27 mars 2015 !

La destruction de l’outil d’accompagnement
des jeunes parisiens :
Ça suffit !

Depuis l’annonce en juin 2014 d’un déficit d’exploitation d’ 1 million d’euros, des erreurs de gestion, pour l’année 2013, et l’embauche d’une nouvelle Direction Générale en cours d’année 2014, les salariés de la  mission locale de Paris subissent un plan de redressement drastique.

Déjà plus de 25 postes supprimés !
                                                                               
Les conséquences:
  • Une explosion des arrêts maladie entre 2013 et 2014  (+ 86% de jours d’arrêts maladie en 2014 !)
  • Une surcharge de travail puisque les départs ne sont pas remplacés
  • Le refus de maintenir en CDI les collègues embauchés en CDD (notamment ceux recrutés spécifiquement pour mettre en place les Emplois d’Avenir)
  • La dégradation du Droit à l’accompagnement pour les jeunes parisiens
  • La disparition  des services emploi sur site

Nous refusons cette déstructuration organisée et délibérée de notre outil de travail  qui dépasse le raisonnable au nom d’une logique quantitativiste et productiviste
 assumée par la Présidence et la Direction Générale !


Nos revendications

  • L’embauche immédiate de 10 conseillers en CDI temps plein pour renforcer les équipes les plus en difficulté
  • L’embauche en CDI de nos ex-collègues en CDD pour mettre en œuvre les Emplois d’Avenir
  • Le retrait d’un projet associatif qui, d’une part, prône la suppression des postes et la baisse de la masse salariale et, d’autre part, remet en cause les valeurs fondamentales des missions locales et fait des jeunes de simples usagers de prestations et non plus des acteurs de leur parcours.
  • Le respect des salariés
  • La réelle transparence quant aux décisions relatives au projet associatif déjà prises et gardées secrètes.

Jeudi 9 Avril 2015
Journée de  Grève  interprofessionnelle !
(A l'appel de CGT - FO- FSU-Solidaires)
Contre le Pacte de Responsabilité
Contre la Loi Macron

 POUR
Une hausse des salaires
Le Service Public de l'Emploi et notre Protection Sociale


  • Le Pacte de Responsabilité qui constitue un cadeaux au patronat  de 41 Milliards sera financé par le biais d'économies drastiques qui s'élèveront jusqu'à 50 milliards :
    • 18 milliards de moins sur les dépenses de l'Etat
    • 11 milliards sur les Collectivités Territoriales
    • 10 milliards sur les dépenses d'assurance maladie
    • 11 milliards sur les dépenses de Protection Sociale
  • Cela se traduit par une baisse de moyens pour les associations et tous les services publics
  • Cela se traduit par des suppressions de postes et le gel des salaires
  • Aucune garantie n'est exigée du patronat pour la création d'emploi !
  • Aucune garantie n'est exigée du patronat pour la création d'emploi !
  • La Loi Macron ,qui passera sans vote, s'attaque directement au code du travail (c'est à dire à nos conditions de travail et à la protection  des salariés)
  • Dans les missions locales, les pressions et les dispositifs s'accumulent sans embauche et sans hausse de la valeur du point. Les arrêts maladie augmentent. le Service n'est plus rendu dans des conditions décentes.
 Avec la CGT Refusez :
  • Les attaques contre la Sécu
  • Le Pacte de Responsabilité
  • Les dizaines de Milliards de Cadeau aux Entreprises
  • La politique du Gouvernement



Les Mineurs au casse-pipe !
Les travaux dangereux autorisés pour les mineurs :
Voilà une belle priorité Jeunesse !


"Je vais prendre un décret concernant les travaux dits dangereux 
des jeunes qui va sortir prochainement

a annoncé le ministre du Travail le 5 février dernier.


Alors que, jusqu'alors, affecter un jeune mineur apprenti à des tâches dangereuses requérait l'autorisation préalable de l'Inspection du Travail, désormais il suffira d'une simple déclaration de l'employeur.


Les patrons de l'industrie et du bâtiment le réclament,
Rebsamen s'exécute !

Voilà comment le gouvernement traite les jeunes !


Un seul argument pour vous faire comprendre ce Scandale :

L'étude Sumer 2010 (en PJ et en lien) révèle que :

 "Les apprentis et stagiaires sont particulièrement exposés aux produits cancérogènes chimiques (24 % d’exposés)."

alors que

 "pour les plus de 50 ans, cette proportion est de 7 %."

 La CGT exige :

 Un respect de la Jeunesse et de la santé des mineurs !


Alertez systématiquement les jeunes des risques qu'ils encourent sur la base de l'enquête SUMER ! 

Salaires dans les ML/PAIO:
80 % des salariés exclus 
de la négociation salariale !

Les Missions augmentent ! Les Pressions augmentent !
Mais pas nos salaires !

Chaque année se déroule généralement courant Octobre la négociation annuelle sur les rémunérations au niveau de la Branche ML/PAIO. Pour cette année, et pour la première fois, le syndicat patronal UNML, a fait le choix délibéré de ne proposer une hausse que pour certaines catégories de salariés.
(voir avis CGT sur cette négociation)


L'avenant n° 54 (Site UNML) entérine donc en même temps que la hausse des indices professionnels : (+20 points pour les assitants administratifs / +10 points pour les chargés d'accueil, les chargés d'animation, assitants de gestion et chargés de documentation à la date du 1er janvier 2015), l'exclusion de cette hausse des salaires tous les autres emplois repères !

La CGT dénonce la non reconnaissance et la détérioration de nos conditions de vie alors que l'inflation est en hausse de 7% de 2010 à 2014 !

 La CGT exige :

Un respect et une reconnaissance des salariés
Par une hausse des salaires pour tous !






Régionalisation:
Main Basse sur les Missions Locales !
 
Avec la Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) nous avons vu resurgir le débat sur la Régionalisation des missions locales.
Profitant de cette Loi, Monique Iborra, députée de Haute Garonne, a proposé que, notamment, les missions locales soient sous la coupe des Conseils Régionaux (Certes à titres expérimental, mais l'on sait ce que cela veut dire).

1) Cette histoire relève de l'antienne. Elle avait notamment marqué les missions locales en 2004 lors de la discussion de l'article 11 de la Loi sur les libertés et les responsabilités locales.
 
2) Entre Novembre 2012 et juin 2013, Monique Iborra est rapporteure d'une mission d'information sur l'efficacité du SPE. Et le Président de l'ARF souhaite voir les missions locales dans le giron des régions.

3) La première proposition (sur 39 !) de ce rapport (page 139) était la suivante :
"Reconnaître la Région comme chef de file d'un service public régional de l'insertion professionnelle, de la formation professionnelle, de l'orientation et de l'apprentissage".

 On n'est jamais mieux servi par que par les missions d'information  dont on est rapporteur !
 (regardez la proposition 4 de ce rapport !)

4) Voir l'argumentaire de la CGT auditionnée le 13 février 2013 à l'assemblée nationale (ici)

5) La CGT est opposée à cette régionalisation. Pourquoi ?

- Dans les conseil d'administration des missions locales, les élus Régionaux ont leur place...Encore faudrait-il qu'ils viennent siéger !

- La part des financements des Régions dans le budget des Missions Locales  varie de 10,4 % à 26,8% (chiffres 2012) 

- La garantie de l'égalité de service sur l'ensemble du territoire sera rompue

- La continuité et la cohérence du Service Public de l'Emploi sera brisée

La CGT exige :

 Un véritable Service Public de l'Insertion et de l'accompagnement des jeunes garanti 
sur l'ensemble du Territoire 

et un réseau digne de ce nom !

Garantie Jeunes :
L'accompagnement réalisé par les ML/PAIO bradé !
Une garantie sans financement suffisant !

La Garantie Jeunes (site gouvernement) issue du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté consiste en la contractualisation d'un accompagnement des jeunes "les plus vulnérables" en échange d'une allocation mensuelle de 433 euros par mois.

La Garantie Jeunes vient d'entrer dans sa 2eme phase, pour toucher 50 000 jeunes en 2015.
Lancée depuis novembre 2013, la mesure fait déjà grincer des dents, la CGT déplore et dénonce :

  • Le Fait que le financement de l'accompagnement des jeunes pour une année supplémentaire ne soit pas garanti (La CGT attend toujours la réponse du ministère à ce sujet !)
  • Le Fait que la phase de 6 semaines à temps plein pour les jeunes soit perçue comme une obligation, contraignant les missions locales à louer des locaux supplémentaires ce qui fragilise leur équilibre budgétaire
  • Le Fait que proposer 6 semaines intensives en collectif pour des jeunes les plus en difficultés n'est pas pertinent. Les conseillers s'épuisant autant que les jeunes.
  • Le Fait que les conseillers embauchés souvent jeunes et inexpérimentés soient  recrutés au plus bas niveau de la grille (Conseiller Niveau 1 - cotation 11).

La CGT exige :
  • Un financement de 3 000 euros par jeune (Le contrat d'autonomie proposait jusqu'à 8 500 euros par jeune !)
  • Un paiement sans délai pour les ML/PAIO qui s'engagent dans le dispositif
  • Des embauches en CDI comme prévu dans la CCN ML/PAIO
  • Le caractère facultatif de cette phase intensive de 6 semaines. Les Missions Locales sont des associations qui doivent pouvoir proposer le projet le plus approprié pour accompagner les jeunes en alternant les phases de groupe et de suivi individuel dès l'entrée dans le dispositif.
Un rapport parlementaire confirme certaines de ces difficultés :


 
La jeunesse est la priorité du gouvernement :
Que des moyens raisonnables soient donnés aux missions locales
!






Logiciel i-milo :
Un Décret Liberticide ?
La Nausée !

Depuis que la CGT a adressé un courrier le 13 janvier 2015, au Ministère, à la CNIL, à L'UNML et au CNML, les choses se précipitent :

- Publication au JO d'un décret ministériel relatif à i-milo
(ici Publié au JO le 28 janvier 2015)
- Publication au JO de l'avis rendu par la CNIL le 20 novembre 2014
(ici Publié au JO le 28 janvier 2015)
 
Le décret du Ministère du travail n'arrange rien, bien au contraire, et ne fait que confirmer ce que nous considérons comme une atteinte aux libertés des jeunes que nous accueillons.

La CGT conteste la saisie :
- Du numéro de la pièce d'identité (dont la copie suffisait depuis de nombreuses années pour intégrer les dispositifs jeunes)
- Du NIR (numéro de Sécurité Sociale)
- De données Relatives à l'indication d'un parent né à l'étranger
- Des coordonnées des représentants légaux pour les mineurs

Ce n'est plus dans des cases qu'on met les jeunes,
mais dans des fichiers informatisés
!

La CGT conteste :

- Que ce soit uniquement par voie d'affichage et non pas  également par une communication orale que l'on informe le jeune sur l'objet de ce fichier (article 32 de la Loi informatique et libertés). Normalement, pour Parcours 3, l'information doit être réalisée par voie d'affichage et oralement.

- Que l'un des fondamentaux des missions locales soit supprimé : L'inscription et le Droit à l'accompagnement réalisés sur la base du "déclaratif".


Qu'en pense Bertrand Schwartz ?

La CGT relève malgré tout que :


- La CNIL pointe les risques pour les libertés de la saisie extensive d'un identifiant tel que le NIR !
- La collecte des données NIR ne sont possibles que pour la prescription de contrats aidés.


La CGT rappelle que Pole Emploi ne saisit pas le numéro de pièce d'identité des demandeurs d'emploi et que cela ne bloque AUCUNE prescription !

 Le respect des jeunes commence par le
respect de leurs libertés individuelles !